Archives de 9 janvier 2012

Toute police a son idéologie implicite. Au Maroc, deux visions se sont succédées au ministère de l’Intérieur depuis la fin de la décennie 1970. Celle des intendants du Roi, d’abord : véritables mamelouks envoyés par le pouvoir central briser ou, s’ils ne pouvaient faire autrement, négocier avec les notabilités locales. Juristes ou policiers, ils firent l’essentiel des années Basri. La suspicion, la brutalité théâtralisée, le climat de terreur qu’ils instillaient faisaient partie de ce complexe sécuritaire. (suite…)

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