Archives de 15 février 2012

Il faut l’avoir vécu pour le croire. L’aura que Hassan Nasrallah avait auprès des masses arabes – le terme audimat serait plus adéquat – à la fin des années 1990 et dans les années 2000 était proprement extraordinaire. Par son extension géographique : al Manar, la télévision du Hezbollah, captait une partie non négligeable des paysages médiatiques depuis le Maroc jusqu’en Asie centrale ; et par son ampleur sociale : classes populaires et classes moyennes, bourgeois et chômeurs, la voix à la fois grasseyante et grave, mielleuse et dure de Nasrallah séduisait sans discrimination socioéconomique. (suite…)

Publicités